#نهرالقوافي #
على جبين أيامي
نهر من القوافي
يقتلع دثاري
كل ليلة
تتزاحم الكلمات
و تتراكم
تنسابُ على مجاري
أيامي المتشابهة...
تتكئ رويداً رويداً
على نبضات قلبي
المتشابكة...
تُخبرني أن الآتي
توأم الحاضر
كلاهما وُلِدا
من أحشاء الرتابة
و أنا ها هنا
أنغمسُ في نهر
الكتابة ...
أعُدّ الأيام و الأعوام
و أعِدُهم بلحظات
تخلو من الكآبة
تُحلق القوافي
تسبحُ مترنمة
تمضي كالسحابة
تنظر إلي بإسهاب
و تقول بدُعابة:
أنتِ من بعثرتِ
ساعة اللقاء
و أصرّيت على البقاء
تحت ظل شجرة
جوفاء
كانت تأويني لحظة
الضياع و العراء
عندما يبتلعُ الليل
كل الضياء
و تغزو العتمة الأرجاء
و يسكنُ إلى النوم
العميق عُمق أوجاعي
يدعوني إلى مأدبة
فناء ...
أين كانت قوافيَ
عندما ابتلع الليل
نهاري ؟
و جفّت كل ودياني
و جفا القمر وتعطّر
بالألم و السهر ؟
ألم تخُوني وجداني؟
تُركتُ في عراءٍ فانٍ
أنتحبُ و أنتظر
الرحمة من جاحد
غير مُبالٍ
كان يجلدني كل ليلة
و أنا أبتسمُ مرارة
للقمر
كي يشهد على موتي
و ينثر رفاثي في مقابر
نائية
لا يصلها زوار
فلا تخن يا ليل
ككل من خانوا .
بقلمي: حنان الفرون
# #نهرالقوافي #
Sur le front de mes journées.
Rivière des rimes sont nées
Je suis dévêtue et déracinée
Tous les soirs au crépuscule décalciné
Les mots s’évincent et se bousculent
Et s'accumulent
Dans les égouts ils s'écoulent
Mes journées sont similaires
Lentement et sûrement routinières
Sur mon rythme cardiaque.
Verrouillage opaque
S'annoncent des lendemains qui se ressemblent
Demain comme aujourd'hui, jours fusionnés ensemble
Ce sont tous les deux d'ordinaires jours
En faille dans la monotonie de toujours
Et moi , moi je suis là, dedans
je plonge dans l'océan
Océan d'écritur et de création …
Pour compter les jours et les ans
Et conter, raconter le temps
Promesse d'un instant
Instant débarrassé de mélancolies
Et éloigné de la folie
Grâce au dialogue des rimes
Qui génèrent des chants sur les cimes
Volant en mélodies flottantes
Comme un nuage, elle s'en va montante
Ces instants me fixent longuement
En me disant avec humour certainement
C'est bien toi qui as détruit l'heure du rendez-vous
Et tu as insisté pour rester dans l'ombre de l'arbre tari
C'était au temps où j'étais abritée sous l'égarement et la nudité
Quand la nuit avalait toute la luminosité
La noirceur envahit l'espace
Et réside dans le sommeil des profondeurs des espaces
Le fin fond des douleur
Qui m’invite à un banquet d'extinction de couleurs
Où étaient mes rimes ?
Quand la nuit a absorbé mon jour qui fuit
Et que mes vallées se sont asséchées
En écho à la lune aride, parfum de douleur
de la nuit
Ne m’as-tu pas volé ma conscience
Abandonnée à la nudité éphémère
Pleurant et sanglotant en larmes amères
En attendant un ingrat complètement dans l'indifférence
Il me fouettait à chaque occasion nocturne
Pendant que je souriais amèrement à la lune
La prenant pour témoin de mon agonie
Et que la lune éparpille les cendres de mon corps désuni
Sur des cimetières lointaines et oubliées
Pour que nul visiteur n'arrive sur ma tombe
Ô nuit
Ne me trahis pas
Comme eux, ils l'ont fait
Écrit
Par Hanan El ferroun
Traduit
Par Yahya Yachaoui